Mercredi 11 mars 2009
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J'entame une série d'articles sur mes objectifs personnels au niveau sportif bien-sûr! Pour l'instant, je me consacre à la course à pied ce qui ne signifie pas que je laisse de côté la
musculation, le VTT ou la natation. Seulement, j'estime qu'il est important lorsque l'on se donne un objectif ambitieux de se donner à fond. Et la préparation à un marathon est quelque chose qui ne
se fait pas au hasard et sans un investissement conséquent.
Le marathon de Paris ne sera pas mon premier marathon. Et oui, je ne suis pas n'importe qui moi, je l'ai arpenté le bitume madame! En effet, je me suis lancé sur la distance mythique
(comme certains aiment le rappeler) l'année dernière à l'occasion du marathon de Sénart qui a lieu le 1er mai. Bien que j'ai effectué une préparation sérieuse issue du supplément marathon du
magazine jogging International pour un objectif de 3h45, j'ai lamentablement échoué. Enfin, pas complètement. Les 27 premiers kilomètres furent disons... sympathiques. Et là, le mur!!! Ce fameux
mur dont tout le monde parle (sauf que normalement il arrive au 30e). J'ai donc dû terminer en alternant marche et course ou plutôt trottinement. En plus de la déception de ne plus pouvoir courir,
je peux vous dire que 15 kilomètres à faire en marchant c'est long, on a le temps de ruminer! Les causes de cet échec sont je pense une mauvaise gestion de course dans un premier temps : je devais
courir ce marathon à 11, 25 km/h. Or, frais comme un gardon et c'est normal vu que les dernières semaines de préparation sont destinées à compenser de la préparation effectuée, je me permets de
flirter avec les 12 km/h histoire d'être un héros sur la ligne d'arrivée en déjouant tous les pronostics. Et bien ça m'apprendra! Deuxième cause : je pense que le plan que j'ai suivi n'intégrait
pas de sorties assez longues, que ce soit pour la VMA, le seuil ou la séance dominicale. De plus, les plans de ce magazine prennent en compte pour calculer l'intensité de la séance des pourcentages
de la fréquence cardiaque maximale. Or, je trouve cela trop aléatoire.
Donc, je me suis lancé la première semaine de 2009 dans un plan marathon élaboré personnellement par l'illustre Bernard Faure. Ce plan est gracieusement offert par le fameux magazine
cité plus haut en échange d'un abonnement. Alors pourquoi pas? De plus, ce plan est plus long (15 semaines) et prend compte plus de paramètres personnels suite à des tests de terrain à effectuer.
Enfin, ils se base sur des pourcentages de VMA (ou plutôt sur des pourcentages de la performance réalisée lors du dit test). Donc je teste!
Les premières semaines de préparation furent assez difficiles car les séances sont souvent longues mais je sens rapidement que je progresse surtout au niveau de l'endurance : je ne
m'écroule plus sur les dernières répétitions en VMA, je maintiens plus facilement ma vitesse sur le seuil donc j'en bave mais les résultats sont là.
Me voici donc aujourd'hui à Semaine -3 et demi du marathon de Paris et je suis en plein milieu de ma dernière semaine dure. La semaine prochaine, c'est assimilation (je parlerai ce ce
concept fort intéressant dans un article préparation physique) et ensuite j'entame les deux semaines "d'affûtage" qui consistent à récupérerer avant le grand jour! Aujourd'hui, a eu lieu une séance
VMA bien dure (et oui, je ne l'ai pas terminé mais promis c'est la seule) : 10 x 800m avec récup. 300m. En soit, c'était faisable mais c'était sans compter sur la fatigue engendré par le
semi-marathon de Paris de dimanche. Bien que j'ai fait attention à ne pas me griller et à parcourir la distance à allure marathon (12 km/h), il faut croire que je récupère pas encore très bien et
la fatigue accumulée des deux dernières semaines a eu raison de moi. Etait programmé à l'origine une sortie tranquille d'1h30 à 9.5 km/h. Bref, ce n'est pas grave, le plus dur est derrière!
Mais le plus intéressant est devant! Les dernières semaines de préparation sont cruciales et j'essaierai de vous faire vivre ces moments le plus souvent possible.
A plus